Nom savant : Eryngium maritimum

Noms corses : cardu, u cardu marinu, cardu altu, cardu bufanile

Description : les feuilles du Panicaut de mer sont persistantes, très épineuses. De couleur argentée, elles sont généralement bordées de blanc. Certaines feuilles sont veinées de violet. Les fleurs du panicaut de mer sont bleues, avec des globes terminaux qui sont entourés d’un involucre. La plante fleurit de juin à octobre. On le nomme aussi parfois chardon bleu, chardon maritime ou chardon des dunes (bien que le panicaut de mer n’appartienne pas à la famille des chardons).

Milieu naturel : le panicaut de mer, comme son nom l’indique, se trouve en bord de mer. La plante affectionne particulièrement le sable, et il pousse dans les dunes soumises aux embruns.

Usages et coutumes

Les racines du panicaut de mer, glacées au sucre, se consommaient autrefois comme gourmandises. Cela a surtout été vrai en Angleterre. Le panicaut de mer, paraît-il, permet aussi de lutter contres le scorbut. Ses racines peuvent aussi être bouillies et grillées. Elles offrent alors un goût proche de la châtaigne. Diurétique, il a aussi son utilité pour soigner les cystites et les urétrites. Il retarderait aussi la formation des calculs rénaux.

L’emblème du conservatoire du littoral

Le panicaut de mer est devenu l’emblème du Conservatoire du Littoral. L’espèce est protégée : son environnement est fragile, soumis au piétinement des vacanciers et aux pressions immobilières un peu partout en France.

Un livre sur les plantes sauvages de Corse

Le panicaut de mer est présenté en détails dans Fiori è fiure, plantes sauvages de Corse

Nom savant : Taraxacum

Noms corses : Radichju, e ricebice

Description : le pissenlit peut varier de quelques centimètres à quelques décimètres de hauteur. Ces feuilles sont en rosette. La tige, creuse, est couronnée en son sommet par les fleurs, qui sont réunies en capitule. Il n’y a en qu’un seul pour chaque plante, car la tige du pissenlit n’est jamais ramifiée. Le pissenlit, en cas d’agression, secrète un lait épais, de couleur blanche. Les racines du pissenlit sont très profondes par rapport à la taille, et dépassent les dizaines de centimètres. Le pissenlit ne possède aucun poil.

Milieu naturel : le pissenlit est une plante extrêmement répandue dans les campagnes (et les villes) de France. On la trouve quasiment partout.

La redécouverte du pissenlit dans la cuisine

Les grandes tables comme les cuisiniers amateurs redécouvrent les vertus culinaires et gustatives du pissenlit. Cuits, les pissenlits peuvent très bien remplacer des épinards, et les boutons de fleurs des points d’asperges.

Les racines du pissenlit, séchées et grillées, représentent un bon substitut si le café fait défaut. Elles furent utilisées pendant la guerre. Les fleurs ont aussi servi pour colorer le beurre, et entrent dans la composition de certains vins supposés fortifiants, et qu’on donnait aux personnes malades ou en convalescence.

Le pissenlit, plante médicinale

Les vertus curatives du pissenlit sont nombreuses. La fleur est dépurative, diurétique, mais aussi laxative, tonique, revitalisante, cholagique… La racine est aussi utile dans les troubles digestifs: elle contient de l’inuline, un sucre complexe qui renforce les bactéries commensales intestinales. Le pissenlit contient aussi du fer, du potassium, du calcium, du cuivre, de la silice et du manganèse.

Découvrez les plantes de Corse

Le pissenlit se trouve en Corse, comme de nombreuses autres plantes. Découvrez-les dans le livre Fiori è fiure, plantes sauvages de Corse.

Nom savant : Pistacia Lentiscus

Noms corses : u Listincu

Description : le pistachier lentisque peut avoisiner les six mètres de haut. Son feuillage, vert, est persistant, et ne jaunit pas même l’été en période de sécheresse ou de grand froid. Ses fruits ont la taille d’un grain de poivre. Rouges au printemps, ils changent progressivement de couleur pour devenir noir à l’automne. Il appartient à la famille des Anacardiaceae.

Milieu naturel :le pistachier lentisque nous vient des îles Canaries. Il s’est très bien acclimaté au maquis corse. Au point qu’on trouve un pistachier lentisque millénaire à Ghisonaccia.


Légende et tradition

La tradition veut que cet arbre se soit mis à pleurer lors du martyre d’Isidore par les Romains.

La résine, qu’on obtient en incisant l’arbre, est très efficace pour lutter contre les ulcères d’estomac. Et la science a rejoint la tradition, puisque des recherches récentes ont prouvé que cette résine avait des propriétés actives contre la bactérie Helicobacter Pylori. On l’utilise aussi pour élaborer certaines pâtisseries, des liqueurs ou encore des cosmétiques.

Le bois du pistachier lentisque est quant à lui apprécié par les professionnels : menuisiers et ébénistes aiment à le travailler. Ses branches souples sont utilisées en vannerie.

Le pistachier lentisque, autrefois, était aussi utilisé pour l’éclairage. À une époque où la cire était chère et l’électricité inexistante, on pressait ses baies pour en extraire de l’huile qui servait aux lampes.

L’huile essentielle est utilisée pour combattre les inflammations des systèmes veineux et lymphatiques.

À noter : le pistachier lentisque ne donne pas la pistache qui accompagne votre verre de Cap Corse. Celui-ci se nomme pistacia vera

En savoir plus :

Vous pourrez découvrir le pistachier lentisque et de nombreuses autres plantes dans le livre Fiori è fiure, plantes sauvages de Corse

Nom savant : Rubus

Noms corses : u Sepalu, mais aussi a Lamaghja. Le fruit du roncier, la mûre, est appelée Accianella.

Description : la ronce appartient à la famille des rosacées. Ses tiges sont flexibles, et comportent de nombreuses épines courbes qui rendent impossible la traversée d’un buisson. Les feuilles de la ronce ont des folioles dentelées, dont le dessus est plus foncé que le dessous. Les pétioles possèdent aussi de petits aiguillons. Les fleurs sont de couleur blanchâtre, parfois rosée, et sont particulièrement mellifères. En été, les ronces donnent des fruits rouges lorsqu’ils sont immatures, et qui virent ensuite vers un violet sombre, proche du noir. Ils ressemblent à ceux du mûrier, d’où leur nom commun de mûres.

Milieu naturel : on trouve des ronciers à peu près partout. Cette plante, dotée d’une grande capacité d’adaptation, peut pousser sur des territoires très variés, aussi bien le long des haies que sur des terres que l’on pourrait qualifier d’incultes.

Utilisation du roncier

Qui n’a pas le souvenir d’orgies de mûres, cueillies à même les branches de l’arbuste à la fin de l’été. On se pique, on déchire parfois ses vêtements, mais la gourmandise a raison de toutes les réticences. Les mûres permettent aussi de préparer d’excellentes confitures.

Mais les feuilles aussi ont leur utilité. Elles possèdent ainsi d’indéniables vertus astringentes. En décoction, que l’on prend ensuite en gargarisme, les feuilles de la ronce constituent un bon remède pour empêcher la propagation d’un mal de gauche, soigner les irritations de la bouche et fortifier les gencives. Les fleurs blanches soignent quant à elle la diarrhée, sans y mettre de miel par contre (qui a des propriétés laxatives.

Petit conseil de prudence : ramassez plutôt les mûres en haut de buisson, et lavez-les. En effet, si elles sont en elles-mêmes saines, elles peuvent avoir été souillées par des animaux malades.

En savoir plus :

La ronce est présentée avec de nombreuses autres plantes dans le livre Fiori è fiure, plantes sauvages de Corse